Au fil des allées de Las Vegas, CES 2026 confirme une tendance nette : les innovations technologiques gagnent en maturité et en impact. Les démonstrations ne se contentent plus de séduire l’œil ; elles redéfinissent l’usage, du salon au bureau mobile, du camping autonome au PC de jeu. L’intelligence artificielle se niche partout, les écrans franchissent un cap en luminosité et en fidélité, la robotique avancée s’invite dans la gestion énergétique, et les algorithmes de rendu dopent le frame rate sans sacrifier les détails. Entre technologies durables, objets connectés plus malins et technologie immersive mieux calibrée, quatre annonces résument ce virage : un téléviseur Mini‑LED qui atteint un sommet, un PC portable à écran enroulable pensé pour les compétiteurs, un robot solaire mobile prêt à optimiser chaque rayon et une brique IA qui change la donne côté jeux.
Sur le terrain, ces quatre produits racontent un futur très concret. D’un côté, un téléviseur se rapproche d’un moniteur de référence tout en restant calibré pour le salon. De l’autre, un portable bascule instantanément d’un 16 à un 24 pouces ultra‑large. En parallèle, un rover solaire quitte l’ombre pour chasser la lumière et recharger les batteries, tandis que DLSS 4.5 transforme la carte graphique en accélérateur créatif. L’écosystème se complète, car ces briques s’additionnent : meilleurs écrans, énergie plus futée, rendu IA plus propre. Les signaux envoyés par CES 2026 s’alignent : l’expérience gagne en fluidité, en autonomie et en puissance perçue, avec une empreinte maîtrisée.
En bref
- TCL X11L SQD‑Mini LED : pic à 10 000 nits, couverture BT.2020 quasi intégrale, compatibilité Dolby Vision 2 annoncée.
- Lenovo Legion Pro Rollable : écran OLED motorisé de 16 à 24 pouces, concept orienté e‑sport et mobilité.
- Jackery Solar Mars Bot : robot solaire sur roues, panneaux rétractables 300 W, inclinaison jusqu’à 60°, connectivité 5G.
- Nvidia DLSS 4.5 : qualité du mode Performance au niveau de DLSS 4 en mode Quality, Dynamic Multi‑Frame Generation pour les RTX 50.
CES 2026 : TCL X11L SQD‑Mini LED, 10 000 nits et BT.2020 pour une image de référence
Le TCL X11L SQD‑Mini LED a capté les regards dès l’allumage. Son pic à 10 000 nits place l’HDR sur un plateau rarement atteint dans un salon. Les reflets se gèrent mieux et les scènes lumineuses gagnent en relief.
La promesse ne tient pas seulement à la puissance. TCL conserve des LED bleues uniques et exploite des quantum dots de nouvelle génération avec un filtre repensé. Résultat : une couverture quasi intégrale du BT.2020 et des couleurs plus stables.
Pourquoi le SQD change la donne pour les couleurs et les reflets
Les TVs RGB Mini‑LED souffrent parfois de crosstalk. Les couleurs déteignent et créent des franges indésirables. Ici, le choix d’une source bleue unique élimine cet écueil et stabilise la chroma.
Sur des contenus exigeants, les rouges saturés restent propres. Les verts gagnent en nuance au lieu de virer fluo. En HDR, la compression des hautes lumières paraît plus douce et plus contrôlée.
Dolby Vision 2 annoncé, tailles XL, et une cible premium assumée
Le téléviseur revendique un support futur de Dolby Vision 2 via mise à jour logicielle. Ce format garde une marge pour exploiter les pics lumineux supérieurs. Les masters pourront respirer davantage.
Les tailles 85 et 98 pouces sont déjà en précommande. Une version 75 pouces suivra. Le tarif monte haut : autour de 10 000 $ pour le 98 pouces, ce qui positionne clairement l’appareil.
Salon, gaming et cinéma maison : des cas d’usage concrets
Dans un salon lumineux, un pic à 10 000 nits réduit la gêne due aux fenêtres. L’image garde de l’impact sans tirer vers le laiteux. Les scènes de neige et de soleil gardent leurs textures fines.
Les joueuses et joueurs profitent d’un contraste soutenu. Les interfaces gagnent en lisibilité. L’intelligence artificielle de traitement vidéo peut affiner la mise à l’échelle pour les sources variées.
Objets connectés et technologie immersive : l’écran comme pivot
Le X11L s’intègre aux objets connectés du domicile. Il relaie les caméras, les capteurs de présence et les scènes domotiques. La navigation vocale prend sens avec une image plus lisible.
Les expériences de technologie immersive profitent d’une colorimétrie large. La réalité augmentée peut y trouver un second écran d’appoint. Les maquettes 3D s’affichent avec plus de nuances.
Le X11L montre qu’un téléviseur peut devenir un moniteur de référence grand format. Cette montée en gamme s’inscrit dans la durée.
Écran enroulable Lenovo Legion Pro Rollable : le PC portable qui s’élargit pour gagner
Le Lenovo Legion Pro Rollable dévoile un concept net : étirer l’écran à la demande. Par défaut, la dalle OLED mesure 16 pouces. En un geste motorisé, elle s’étend jusqu’à 21,5 ou 24 pouces.
Les moteurs latéraux pilotent l’extension et la tension de la dalle. Le châssis reste portable. L’ambition cible l’e‑sport, où l’ultra‑large facilite le tracking visuel.
Pourquoi élargir horizontalement change l’usage en mobilité
Un affichage large améliore la vision périphérique. Sur un FPS compétitif, la minimap et le HUD respirent. Dans la création, une timeline vidéo s’étire sans réduire la zone d’aperçu.
Nora, responsable d’une équipe européenne, cherche un setup d’entraînement en tournée. Ce format lui permet d’éviter un écran externe. Les valises s’allègent sans sacrifier les repères visuels.
Performances prévues et crédibilité technique du concept
Le prototype partage la plateforme du Legion Pro 7i. On parle d’un Intel Core Ultra haut de gamme et d’une GeForce RTX 5090. Les options finales pourront évoluer.
Le refroidissement reste un enjeu. Lenovo travaille des profils thermiques adaptés aux deux largeurs. Le GPU gère mieux les pics en mode étendu.
Réalité augmentée, productivité et accessoires
Le format ultra‑large sert la réalité augmentée en second écran. Les casques AR affichent des palettes, tandis que le 24 pouces garde la scène centrale. Les mains passent moins de temps sur Alt‑Tab.
Un dock eGPU n’est pas nécessaire ici. Pourtant, un réseau 2,5 GbE reste utile sur scène. Les périphériques sans fil s’appairent via un hub compact.
Contraintes mécaniques et robustesse perçue
Un écran enroulable impose une tolérance stricte sur la tension. La charnière interne conditionne la durée de vie. Lenovo annonce des cycles mécaniques élevés pour rassurer.
La dalle OLED reçoit un traitement de surface. Les micro‑rayures doivent rester invisibles en usage normal. Les moteurs se synchronisent pour éviter les plis.
Scénarios d’usage : jeu, montage et data‑viz
Un streamer gagne en lisibilité avec un chat à gauche et un dashboard à droite. Le centre reste pour le jeu. Les overlays ne masquent plus l’action.
En montage, deux pistes audio s’affichent mieux. Les markers restent visibles sans zoom excessif. Un data scientist aligne dashboards et notebook côte à côte.
Le Legion Pro Rollable pose une voie crédible pour un portable modulable. Ce pari élargit la définition du PC mobile.
Jackery Solar Mars Bot : le rover solaire qui traque la lumière pour mieux charger
Le Jackery Solar Mars Bot assemble une station d’énergie, des panneaux et un robot. Ses roues lui permettent de se déplacer pour optimiser la charge solaire. Il revient ensuite à sa base une fois plein ou si le ciel se couvre.
Le concept a mûri depuis sa première apparition. CES 2026 montre une version plus aboutie. La date de sortie et le prix n’ont pas encore été communiqués.
Architecture : panneaux rétractables, inclinaison et ports
Les panneaux se replient ou se déploient selon la météo. La production atteint jusqu’à 300 W. La plateforme s’incline jusqu’à 60° pour cueillir un soleil bas.
La base conserve l’ADN Jackery : multiples ports USB et prises AC. L’ergonomie reste simple. Les accessoires se branchent sans adaptateur exotique.
Connectivité et capteurs : un robot vraiment avancé
La connectivité 5G permet un suivi à distance au‑delà du Bluetooth. L’application affiche l’état de la batterie et du robot. Les alertes préviennent d’un obstacle ou d’une météo défavorable.
Les capteurs de luminosité guident la trajectoire. Un module de localisation évite les zones interdites. Le châssis gère les petits dénivelés du jardin.
Cas d’usage : maison, chantier, vanlife et secours
La famille Duarte vit en van. Le Mars Bot alimente le frigo et les lampes toute la journée. Le soir, il rentre au camp avec une charge complète.
Sur un chantier, l’outil recharge des batteries d’outillage. Les ouvriers déplacent moins de câbles. La productivité gagne en souplesse.
- Au jardin : alimentation d’une pompe ou d’un routeur extérieur.
- En bivouac : recharge d’un drone, d’une caméra ou d’une balise.
- En secours : soutien d’un congélateur médical lors d’une panne.
Durabilité, sécurité et analogies avec les voitures autonomes
La logique de navigation rappelle les voitures autonomes. Le robot planifie, évite et optimise. La cartographie locale réduit les trajets inutiles.
Cette approche inscrit le produit dans les technologies durables. On capte mieux chaque watt et on limite les pertes. La batterie vit plus longtemps si les cycles restent optimisés.
Objets connectés et intégration domestique
Le Mars Bot dialogue avec le réseau de objets connectés. Une station météo locale prévient d’un passage nuageux. Le robot ajuste l’inclinaison avant l’ombre.
Dans une maison intelligente, un relais passe en mode économie si la charge baisse. Les priorités énergétiques changent en temps réel. L’ensemble fonctionne sans intervention manuelle.
Le Mars Bot illustre une robotique avancée utile et concrète. Il transforme la quête de soleil en gestes efficaces.
Nvidia DLSS 4.5 : l’IA qui dope les images, des FPS aux mondes ouverts
DLSS 4.5 franchit une étape majeure dans le rendu assisté par IA. Le mode Performance atteint une netteté comparable au mode Quality de DLSS 4. Les détails fins résistent mieux au mouvement.
La technique rend à plus basse résolution puis reconstruit grâce à l’intelligence artificielle. Les cartes milieu de gamme gagnent des images par seconde sans lourde concession. Les artefacts diminuent sur les textures obliques.
Upscaling révisé, grain mieux tenu, effets lumineux plus crédibles
Le nouvel upscaler traite mieux les diagonales et les motifs fins. Les grilles, les feuillages et les cheveux gardent leur structure. Les halos HDR paraissent plus naturels.
Les reflets SSR profitent de données temporelles plus riches. Les lumières volumétriques conservent leur douceur. L’ensemble gagne en lisibilité au rythme élevé.
Dynamic Multi‑Frame Generation : cinq images synthétiques pour une réelle
Sur RTX 50, la Dynamic Multi‑Frame Generation génère jusqu’à 5 images artificielles par image native. Le système ajuste le ratio selon la base. La fluidité reste stable malgré les variations.
Le temps de réponse des contrôles demeure prioritaire. Les développeurs peuvent limiter la latence selon le genre. Un mode compétitif réduit la génération si nécessaire.
VR, technologie immersive et création de contenu
La technologie immersive exige stabilité et précision. En VR, les micro‑flous fatiguent vite. DLSS 4.5 aligne netteté et confort sur les scènes rapides.
Le studio Indigo Pixel édite des trailers en 4K. Les prévisualisations temps réel gagnent deux paliers de fluidité. Le rendu final garde les détails sur les particules.
Cas concrets : monde ouvert, simulation et e‑sport
Dans un monde ouvert dense, la végétation ne scintille plus à moyenne distance. Le trafic nocturne conserve ses reflets. Les panneaux lisibles renforcent l’immersion.
Sur une simulation, la profondeur de champ reste stable. Les indicateurs cabine s’affichent sans moirage. Le compétitif garde sa priorité à la réactivité.
DLSS 4.5 montre que l’IA est devenue un pilier graphique. Le rendu natif n’est plus l’unique voie vers la fidélité.
Comparatif et tendances 2026 : écrans XL, IA partout, énergie mobile et AR en embuscade
Ces quatre annonces tracent un même sillon. Les écrans progressent en luminance et en surface utile. L’IA stabilise l’expérience sous charge. L’énergie devient plus agile sur le terrain.
Le téléviseur TCL pose un jalon sur la fidélité et le contraste utile. Le Lenovo modulable reformule le compromis entre mobilité et efficacité visuelle. Le rover Jackery optimise chaque watt.
Convergence des usages : salon, bureau, terrain
Au salon, le téléviseur devient hub des objets connectés. Au bureau nomade, le rollable remplace deux écrans. Sur le terrain, le robot solaire alimente outils et capteurs.
Le jeu et la création tirent profit de DLSS 4.5. Les mondes ouverts gagnent en stabilité. Les timelines vidéo respirent mieux.
Réalité augmentée, voitures autonomes et continuité de service
La réalité augmentée reste une extension logique. Un portable ultra‑large s’articule bien avec des lunettes AR. Les UI secondaires migrent vers les optiques.
Les voitures autonomes inspirent la navigation du Mars Bot. Le edge computing local décide vite. La sécurité progresse avec des périmètres définis.
Tableau comparatif des quatre innovations phares
| Produit | Catégorie | Points clés | Disponibilité | Prix indicatif |
|---|---|---|---|---|
| TCL X11L SQD‑Mini LED | TV HDR | 10 000 nits, BT.2020, Dolby Vision 2 | 85/98 pouces en précommande | 98” : ~10 000 $ |
| Lenovo Legion Pro Rollable | PC portable | OLED 16→24 pouces, double moteur, e‑sport | Concept, version finale à confirmer | À déterminer |
| Jackery Solar Mars Bot | Énergie mobile | Panneaux 300 W, inclinaison 60°, 5G | Produit en préparation | À annoncer |
| Nvidia DLSS 4.5 | Logiciel IA | Mode Performance amélioré, Dynamic Multi‑Frame Generation | Disponible sur RTX, DMFG sur RTX 50 | Inclus avec pilotes |
Gadgets innovants, technologies durables : l’angle utilisateur d’abord
Ces gadgets innovants répondent à des contraintes réelles. L’écran s’adapte à la tâche, l’énergie suit la lumière, l’IA maintient la fluidité. L’addition améliore le quotidien sans surpromesse.
Dans une logique de technologies durables, la chasse au watt inutile devient prioritaire. Le robot solaire en fait une pratique quotidienne. Le téléviseur pousse l’efficacité lumineuse utile.
Le message central tient en trois mots : qualité, autonomie, continuité. Ce trio résume l’élan de CES 2026.
On en dit quoi ?
Le quatuor observé au CES 2026 illustre une tech plus pragmatique et mieux finie. Chaque avancée cible un irritant : image lisible en plein jour, écran qui s’adapte, énergie qui se déplace, rendu IA qui tient la cadence. L’ensemble dessine une année où l’expérience primera sur la surenchère de fiches techniques.
Le TCL X11L vaut-il l’investissement pour un salon lumineux ?
Oui, son pic à 10 000 nits limite les reflets et renforce l’HDR. La couverture BT.2020 et le support annoncé de Dolby Vision 2 assurent une marge d’évolution, surtout pour les films et les jeux exigeants.
Le Lenovo Legion Pro Rollable arrivera-t-il avec ces spécifications ?
Le modèle vu reste un concept. Lenovo a montré une base type Legion Pro 7i avec Intel Core Ultra et RTX 5090, mais les spécifications finales pourront changer d’ici la commercialisation.
Le Jackery Solar Mars Bot peut-il fonctionner sans réseau ?
Oui. Le robot gère ses déplacements localement. La 5G sert au suivi à distance et aux alertes, mais l’optimisation solaire et le retour à la base restent autonomes.
DLSS 4.5 améliore-t-il la qualité en mode Performance ?
Oui. La qualité visuelle du mode Performance rejoint ou dépasse le Quality de DLSS 4. Les textures fines et les diagonales gagnent en netteté, avec moins d’artefacts en mouvement.
Ces innovations concernent-elles aussi la réalité augmentée ?
Indirectement, oui. L’écran enroulable facilite des workflows hybrides avec lunettes AR, tandis que les gains de fluidité de DLSS 4.5 profitent aux expériences de technologie immersive exigeantes.
Journaliste tech passionné de 38 ans, je décrypte chaque jour l’actualité numérique et j’adore rendre la technologie accessible à tous.








