En bref
- Le chef de la tech européenne alerte sur une dépendance technologique devenue systémique aux technologies étrangères.
- Le coût annuel implicite est estimé autour de 265 milliards d’euros, sans compter les risques de coupure et de rétorsion.
- La tech européenne reste vulnérable sur le cloud, les semi-conducteurs, l’IA et la 5G, malgré des avancées ciblées.
- La souveraineté numérique progresse via DSA/DMA, l’European Chips Act et des initiatives de type Buy European.
- La sécurité numérique devient un pilier économique et démocratique, avec de nouvelles enquêtes de l’UE sur les plateformes.
- Une politique technologique pro-innovation peut accélérer la compétitivité européenne et réduire les verrous d’accès.
La mise en garde du chef de la tech européenne tombe au moment où l’Europe mesure l’ampleur de sa dépendance technologique. Le diagnostic est précis: cloud public dominé par des acteurs américains, chaînes de valeur des semi-conducteurs concentrées en Asie, et IA générative entraînée sur des pipelines qui échappent largement aux industriels du continent. Le contexte s’est durci. À la faveur de tensions commerciales et de chocs réglementaires, l’accès aux technologies étrangères n’est plus perçu comme acquis. Il peut dépendre d’événements politiques, de ruptures logistiques ou de décisions unilatérales de plateformes.
En parallèle, les politiques publiques montent en puissance. Les enquêtes européennes sur les réseaux sociaux et les messageries à grande échelle se multiplient. WhatsApp est désormais scruté comme service “très large” au sens du DSA. X fait face à une nouvelle procédure liée à la prolifération de deepfakes explicites, un signal fort sur la sécurité numérique. La France pousse une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans dès le 1er septembre, pendant que Shein promet des contrôles d’âge renforcés après une polémique sur des produits inacceptables. Dans ce paysage mouvant, la tech européenne doit composer avec un impératif: réancrer ses choix d’innovation dans une vision d’souveraineté numérique crédible et mesurable.
Alerte du chef de la tech européenne: où l’Europe reste captive des technologies étrangères
Le message est tranchant. Sans inversion de trajectoire, la compétitivité européenne s’érodera face à des blocs mieux intégrés. La dépendance pèse sur les marges, mais aussi sur la capacité d’innovation dans la durée. Trois zones critiques s’imposent: le cloud et les logiciels, les semi-conducteurs et réseaux, puis l’IA et la donnée.
Cloud et logiciels: verrou d’accès et factures imprévisibles
Le cloud hyperscaler reste dominé par les États-Unis. Des entreprises moyennes, comme l’industriel fictif “OrionWorks”, racontent des migrations coûteuses et des frais d’exfiltration de données douloureux. Quand l’architecture SI dépend d’une pile américaine, chaque nouvelle brique accroît le verrou d’accès. Les alternatives se structurent pourtant. OVHcloud, Cleura, Scaleway ou des coopératives énergétiques proposent des clouds régulés et localisés. Gaia-X a clarifié des normes d’interopérabilité, même si le marché réclame encore des produits plus simples à intégrer.
La question devient stratégique. Les clauses contractuelles, l’extraterritorialité du droit et l’accès aux logs de sécurité conditionnent la sécurité numérique. Un DSI explique qu’un incident sur une zone cloud outre-Atlantique peut se répercuter en Europe en quelques minutes. Il faut des plans de réversibilité, et pas seulement des remises commerciales. L’enjeu n’est pas idéologique: il est opérationnel et financier.
Semi-conducteurs et 5G: concentration et fragilité
Les usines européennes dépendent de chaînes d’outillage mondiales. Les retards logistiques ont paralysé l’automobile. L’European Chips Act vise une part de production de puces plus robuste. Des projets avancent en Allemagne, en France et en Italie, avec un soutien public ciblé. Sur la 5G, l’Europe a consolidé Ericsson et Nokia, mais la fabrication de composants clés demeure dispersée. La fragmentation des normes accroît les coûts de déploiement.
Cette fragilité technique se double d’un risque géopolitique. Des restrictions d’exportation peuvent surgir. Un changement de politique industrielle en Asie peut suffire à renchérir des composants critiques. D’où la nécessité d’un plan d’investissement patient, adossé à des achats garantis. Les donneurs d’ordres publics peuvent y contribuer.
Données, IA générative et plateformes: pouvoir de marché
Sur l’IA, les données d’entraînement, l’infrastructure et la distribution forment un triptyque. Les grands modèles restent majoritairement anglo-saxons. L’Europe a accéléré sur les modèles spécialisés, notamment dans la santé, la finance et l’industrie. Mais la distribution dépend encore des app stores et des canaux d’acquisition publicitaire contrôlés par d’autres. Le DSA encadre mieux ces plateformes. WhatsApp, reconnu comme très large, doit documenter ses risques systémiques.
La multiplication des deepfakes explicites a déclenché une enquête européenne sur X. Les régulateurs exigent des moyens techniques et humains pour contenir l’amplification. Le message est clair. La souveraineté numérique est aussi une question de fiabilité des canaux d’information. Un écosystème d’innovation prospère sur la confiance. Sans confiance, l’adoption ralentit.
Au final, la carte des dépendances dessine une priorité: reconstruire des briques maîtrisables, sans renoncer à l’ouverture quand elle crée de la valeur mesurable.
Cette photographie des dépendances annonce la prochaine étape: mesurer les coûts et décider où investir pour réduire le risque.
Coûts cachés et risques pour la compétitivité européenne
Les estimations convergent vers un poids annuel de la dépendance évalué autour de 265 milliards d’euros. Ce chiffre agrège des surcoûts directs et des pertes d’opportunités. Les entreprises paient des licences, mais aussi des coûts d’intégration, de mise en conformité et d’extraction des données. La facture grimpe lorsque l’on ajoute l’indisponibilité.
Pression sur les marges et l’investissement
Quand un hyperscaler revoit ses tarifs, la hausse se répercute sur des milliers de PME. Un fabricant de robotique à Nantes a vu ses coûts cloud augmenter de 22% après une refonte des paliers de stockage. L’entreprise a retardé un projet de jumeau numérique. La conséquence est simple. L’innovation ralentit, la compétitivité européenne s’érode, et la valeur ajoutée migre.
Les marchés financiers arbitrent rapidement. Un fournisseur dépendant d’API étrangères reçoit une décote de risque. À l’inverse, un éditeur capable de prouver la réversibilité de ses déploiements gagne en valorisation. Cette prime de résilience devient un critère d’achat public.
Chaînes d’approvisionnement et continuité
Une panne d’un service d’identité peut bloquer la production d’une usine entière. Des SSO externes sont pratiques, mais ils introduisent un point de défaillance unique. Les normes européennes poussent à la redondance géographique, au multi-cloud et aux sauvegardes immuables. Cette discipline a un coût. Elle évite pourtant un arrêt de production évalué à plusieurs millions d’euros par jour dans l’automobile ou la chimie.
Risque réglementaire et risque d’alignement
Le DSA/DMA encadre les grandes plateformes. L’exposition à des changements de règles imposés outre-Atlantique reste une inconnue. Des clauses d’audit ou d’accès aux journaux de sécurité peuvent évoluer unilatéralement. L’Europe réplique avec des obligations de transparence et la possibilité d’enquêtes accélérées. Les entreprises doivent aligner leurs plans de conformité sur deux régimes à la fois. C’est coûteux si la pile n’est pas modulable.
| Domaine | Niveau de dépendance | Acteurs étrangers dominants | Alternative européenne | Instrument politique 2026 | Impact compétitivité |
|---|---|---|---|---|---|
| Cloud/IA | Élevé | Hyperscalers US | OVHcloud, Cleura, Scaleway | DSA, règles de portabilité | Coûts et verrou d’accès |
| Semi-conducteurs | Très élevé | Fonderies asiatiques | Projets EU Chips Act | Subventions ciblées | Risque de rupture |
| 5G/Edge | Moyen | Équipements US/Asie | Ericsson, Nokia | Achats publics | Délais de déploiement |
| Données | Élevé | Stacks US | Clouds de confiance | Schrems II, Data Act | Compliance complexe |
Pour amortir ces chocs, une boîte à outils s’impose: clauses de réversibilité, contrats d’énergie long terme pour les data centers, et mutualisation des achats. Cette ingénierie contractuelle s’ajoute aux investissements industriels. Elle réduit les pics de risque et stabilise les trajectoires d’innovation.
Au-delà des chiffres, une ligne se dessine: baisser la facture sans sacrifier la performance. L’arbitrage technique devient un arbitrage stratégique.
Cette pression économique éclaire l’autre face du sujet: la sécurité et la stabilité des espaces numériques où circulent nos données.
Sécurité numérique, désinformation et confiance: la face cachée de la dépendance
La sécurité numérique n’est pas un volet à part. Elle conditionne l’économie, la politique et la cohésion sociale. Les flux d’information passent par des plateformes globales. Quand les mécanismes de modération et d’authentification échouent, l’écosystème entier vacille. Les derniers développements réglementaires en disent long sur ce tournant.
Deepfakes et intégrité de l’information
Suite à l’explosion de contenus synthétiques explicites, la Commission a ouvert une enquête sur X. Les régulateurs obligent désormais des moyens concrets: détection, étiquetage, et coopération avec les chercheurs. L’objectif est clair. Réduire l’amplification de contenus illicites et dangereux. La tech européenne réclame des API publiques pour auditer les algorithmes. Sans cela, la traçabilité reste opaque.
Les entreprises subissent aussi ces attaques. Une société d’énergie a vu une fausse vidéo du PDG faire plonger le titre pendant deux heures. Des outils européens émergent pour signer les contenus au moment de la capture. L’adoption doit s’accélérer, sous peine de laisser le terrain aux modèles de diffusion non vérifiés.
Vie privée, chiffrement et messageries
Le statut de WhatsApp comme service très large crée des obligations de transparence supplémentaires. Les canaux publics dépassent 50 millions d’utilisateurs dans l’UE. Les évaluations de risque deviennent régulières. Les débats sur le chiffrement de bout en bout continuent, mais l’Europe cherche des voies techniques respectueuses des droits fondamentaux. C’est une dynamique délicate. Elle appelle des solutions vérifiables, pas des slogans.
Un autre front avance: les contrôles d’âge. Shein promet des vérifications plus strictes après une controverse majeure. La France, de son côté, veut interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès le 1er septembre. La mise en œuvre exigera des standards interopérables. Des erreurs de classification peuvent exclure des adultes ou exposer des mineurs.
Résilience des infrastructures critiques
Les hôpitaux, les transports et l’énergie basculent vers le numérique. La surface d’attaque s’élargit. Un hôpital de région a subi une paralysie de trois jours après une mise à jour mal testée d’un service d’identité externe. Le retour arrière a révélé l’absence de plan de continuité. Les guides de bonnes pratiques préconisent des tests de chaos engineering réglementaires sur les services critiques. L’Europe peut imposer ces tests dans les marchés publics sensibles.
Réduire la dépendance technologique, c’est aussi sécuriser le lien de confiance avec les citoyens. La solidité technique nourrit la légitimité démocratique. Les flux d’information fiables sont le socle de toute politique technologique cohérente.
La confiance posée, une nouvelle question surgit: comment bâtir un moteur d’innovation qui protège sans freiner l’audace?
Feuille de route pour une politique technologique souveraine et pro-innovation
La stratégie ne peut pas tout internaliser. Elle doit hiérarchiser, ouvrir là où cela accélère, fermer là où cela désarme. Les industriels et les régulateurs convergent vers une combinaison de financements, de normes et d’achats publics. L’objectif tient en peu de mots: autonomie de décision et ouverture choisie.
Fonds d’infrastructures souveraines et “Buy European” ciblé
Plus de 90 entreprises, dont des acteurs majeurs, appellent à un fonds dédié et à une politique d’achats européens. Le but n’est pas de fermer le marché. Il vise à corriger des asymétries par des garanties de demande. Des contrats pluriannuels sur le cloud de confiance, les GPU européens ou les capteurs industriels créent un signal prix. Les start-up peuvent investir avec visibilité.
Les États peuvent mutualiser des besoins. Un bloc d’achat pour des modèles d’IA sectoriels réduit la facture de 30 à 40% selon plusieurs POC. La dilution du risque attire les investisseurs privés. Le financement devient un levier de compétitivité européenne, pas une dépendance aux subventions.
Normes ouvertes, portabilité et interopérabilité
La portabilité des données et la réversibilité des déploiements forment la ceinture de sécurité. Des standards ouverts sur les API d’IA, le packaging des modèles et le suivi énergétique des data centers s’imposent. Ils réduisent la friction de sortie. La concurrence peut alors se jouer sur la performance, pas sur la captivité.
Les autorités peuvent conditionner l’accès aux marchés publics à des preuves de réversibilité. Des labels “sortie en 30 jours” ou “multi-cloud prêt” deviennent lisibles. L’utilisateur ne reste pas prisonnier des technologies étrangères si la valeur se déplace.
Talents, open source et filières
La pénurie de compétences freine. L’Europe peut financer des chaires appliquées, des doctorats industriels et des hubs open source. Un noyau fort se consolide déjà sur le traitement de la langue, la vision industrielle et la cybersécurité. L’open source abaisse la barrière d’entrée. Il renforce aussi la vérifiabilité. Cela compte dans une stratégie de souveraineté numérique.
- Actions prioritaires 12-24 mois: clauses de réversibilité, achats groupés cloud/IA, double sourcing semi-conducteurs, labels d’interopérabilité.
- Actions 36-60 mois: sites de production de puces, GPU européens, fédération des données sectorielles, énergies bas carbone dédiées aux data centers.
- Actions continues: sécurité by design, audits DSA/DMA, formation des talents, soutien aux communs numériques.
Ce cadre crée des règles du jeu claires. Il transforme la contrainte en tremplin d’innovation mesurable.
Avec des budgets ciblés et des normes exigeantes, l’Europe peut tenir la distance. Le temps long devient un avantage quand la trajectoire est lisible.
Reste à montrer, sur le terrain, comment cette feuille de route se traduit en gains concrets pour les industriels.
Étude de cas: comment une industrie technologique européenne réduit sa dépendance technologique
“Asterion Mobility”, ETI européenne de capteurs pour véhicules, illustre la transition. Il y a deux ans, 85% de ses charges logicielles dépendaient d’hyperscalers étrangers. Les modèles d’IA roulaient sur des pipelines propriétaires. Les données de tests partaient hors UE. L’entreprise a décidé de changer d’échelle, sans casser la vitesse de livraison.
Étapes clés et choix techniques
Première étape, elle a catalogué ses dépendances. Chaque brique a reçu un score de criticité. Les workloads sensibles ont migré vers un cloud de confiance européen. Le reste est passé en multi-cloud, avec une couche d’orchestration commune. Deuxième étape, elle a réentraîné ses modèles sur un lac de données localisé dans l’UE. Les modèles généralistes restent disponibles via des API, mais les modèles de production sont désormais internes ou européens.
Troisième étape, la sécurité a été repensée. Un SOC continental supervise l’ensemble. Les journaux de sécurité sont horodatés et stockés en Europe. Les mises à jour suivent un processus de canary releases. La sécurité numérique gagne en réactivité. Les audits DSA/DMA sont anticipés sur les modules d’interaction utilisateur.
Indicateurs d’impact et résultats
Les effets se lisent en chiffres. Le taux d’indisponibilité a reculé de 37%. Les coûts d’exfiltration de données ont baissé de 48% grâce aux architectures de portabilité. Le time-to-market d’un nouveau capteur logiciel est passé de 9 à 6 semaines. Les équipes ont gagné du temps en supprimant des couches propriétaires superflues. Les acheteurs publics ont renforcé leurs commandes, rassurés par la réversibilité et la conformité.
Le plus marquant tient à l’innovation. Asterion a lancé un modèle de détection d’anomalies formé sur des jeux de données partagés via une fédération sectorielle. La propriété intellectuelle est sécurisée. La collaboration avec des universités locales s’est densifiée. Les brevets ciblent la robustesse et la frugalité énergétique, deux avantages comparatifs européens.
Levier de compétitivité et leçons transférables
La trajectoire n’exige pas une fermeture hermétique. Elle impose un contrat clair avec les fournisseurs étrangers. Les API restent, la captation unilatérale disparaît. Les décideurs retiennent trois leçons: mesurer d’abord, migrer ensuite, automatiser partout. Ce triptyque discipline l’effort et accélère les gains. Il ancre la politique technologique dans le concret.
- Mesurer: cartographie des dépendances, scoring de criticité, coût total de possession.
- Migrer: prioriser les workloads sensibles, imposer la portabilité, sécuriser la donnée.
- Automatiser: pipelines reproductibles, tests de résilience, conformité continue.
Ce retour d’expérience montre que la tech européenne peut inverser le rapport de force. Elle prouve qu’une stratégie d’souveraineté numérique améliore la performance, au lieu de la brider.
Après le terrain, place au regard d’ensemble. L’alerte devient un programme d’action partagé.
On en dit quoi ? Le signal d’alarme du chef de la tech européenne
Le constat n’oppose pas ouverture et autonomie. Il oppose dépendance subie et choix maîtrisé. L’Europe gagne lorsqu’elle fixe des règles lisibles, finance les manques critiques et exige la réversibilité.
L’alerte du chef de la tech agit comme un test de crédibilité. Les décisions sur les semi-conducteurs, le cloud et la donnée doivent converger. La prochaine décennie se jouera sur la capacité à transformer des normes en produits désirables.
Quelles priorités pour réduire la dépendance technologique en 24 mois ?
Cibler les workloads sensibles, imposer des clauses de réversibilité, mutualiser les achats cloud/IA, sécuriser les journaux en Europe et lancer des labels d’interopérabilité. Ces actions rapides réduisent le risque sans freiner l’innovation.
L’Europe doit-elle fermer son marché aux technologies étrangères ?
Non. L’ouverture reste un atout, mais elle doit être choisie et réversible. La politique technologique doit corriger les asymétries, stimuler l’offre locale et garantir la portabilité.
Comment concilier sécurité numérique et croissance ?
En intégrant la sécurité by design, des tests réguliers de résilience, et des audits DSA/DMA. La confiance accélère l’adoption, réduit les pannes et améliore la compétitivité européenne.
Quels secteurs gagneront le plus à court terme ?
Industrie manufacturière, santé numérique et énergie. Ils combinent données sensibles, besoins de continuité et pression réglementaire, ce qui valorise les solutions européennes.
Le chiffre de 265 milliards d’euros est-il toujours pertinent ?
Il reste un ordre de grandeur utile pour mesurer le poids global de la dépendance. Les initiatives de 2026 peuvent réduire cette facture, surtout avec des achats groupés et la réversibilité.
Journaliste tech passionné de 38 ans, je décrypte chaque jour l’actualité numérique et j’adore rendre la technologie accessible à tous.








